Adri, Nico et Flo en Amazonie, Nord du Pérou

Sur les routes d´Amérique du Sud

Anciens étudiants Erasmus français à Pampelune au Nord de l´Espagne, nous nous lançons aujourd´hui sur les routes d´Amérique du sud.

Nous avons eu l´opportunité de rencontrer de nombreux étudiants sud américains lors de notre année passée à Pampelune et ce voyage représente beaucoup pour nous.
Amoureux des cultures ibériques et sud américaines, nous rêvions de pouvoir revoir nos amis sud américains. De plus, ce voyage nous enseigne la rencontre de l´autre et nous laisse parfois rêver à un autre monde d´échange et de fraternité entre les peuples.

D´abord en Argentine, nous nous rendrons ensuite au Chili, en Bolivie, puis au Pérou.

Nous remercions toutes les collectivités locales qui nous ont aidé à réaliser ce voyage (Conseil Général des Yvelines, Ministère de la Jeunesse et des Sports, Conseil Général de Savoie)

Viva Sud America!

Adrien , Florian et Nico

mercredi 30 juillet 2008

Argentine : impressions

A Buenos Aires, Juan Sebastián nous avait présenté Laura, une femme de 35 ans aux allures de jeune fille, diplomée en droit et aujourd´hui avocate. Laura fait partie de ces personnes qui débordent de culture. Passionnée par la lecture et peintre à ses heures, Laura nous fìt visiter Buenos Aires et nous offrit le couvert à de nombreuses reprises dans son appartement qu´elle partage avec sa mère, Delia. Laura est une femme indépendante qui a déjà voyagé dans de nombreux pays en Europe. Elle représente bien cette nouvelle génération argentine qui rêve de changement, d´autonomie et de liberté. Quand elle nous a proposé de nous accompagner dans notre voyage au nord de l´Argentine, se fût évidemment avec joie que nous avons accepté. La mère de Laura, Délia, a 75 ans. Toutes les deux vivent dans un petit appartement modeste du quartier de Belgrano. Délia est un petit bout de femme attachant, toujours prête à vous préparer un bon repas à n´importe quelle heure de la journée. Délia est aussi une de ces personnes qui considère qu´elle vivait bien pendant le régime militaire des années 70. Propriétaire avec son mari d´un commerce de chaussures à Buenos Aires, Délia pu vivre correctement et dignement durant cette période qu´elle considère comme relativement stable. Quand fût établie la démocratie le 10 décembre 1983 avec l´élection de Raul Alfonsin, les citoyens argentins nourrirent alors de nombreux espoirs.

Cependant, les années 1980 furent en Argentine une décénnie d´hyper-inflation, notamment vers 1989. Les commerçants se trouvèrent alors en situation délicate, tout comme le reste de la population des classes pauvres et moyennes. Avec la mort de son mari, ce fût un moment difficile à passer pour Délia. Quand elle nous en parle, ses yeux sont vides et tristes. Puis, dans les années 1990, avec l´élection de Menem, la situation ne s´améliora pas. Malgré une baisse significative de l´inflation, Menem est connu pour être l´un des présidents les plus corrompu que l´Argentine ait jamais connu. De plus, du fait de la mise en place d´une politique extrêmement libérale, le pays se trouva alors exposé aux crises internationales et au chômage de masse. Le président suivant (Fernando de la Rua) ne parvînt quant à lui pas à éviter la tristement célèbre crise argentine de 2001. Sous la présidence de Nestor Kirshner, les choses se sont ensuite améliorées. Pourtant, les argentins continuent d´accuser leurs dirigeants de corruption. En 2007, avec l´élection au poste de Président de Cristina Kirshner, la femme de Nestor, quelques uns, et en particulier Laura, y ont vu une manipulation politique. En effet, la Constitution argentine limite à 2 fois le renouvellement du mandat présidentiel (un mandat = 4ans). Profitant de la popularité de sa femme, on peut penser que Nestor, qui était au plus bas dans les sondages à la fin de son mandat, se représentera sans doute en 2011. De plus, aujourd´hui à la tête du parti majoritaire et mari de la présidente, l´ex président continue d´influer sur la vie politique argentine d´une manière importante. L´Argentine se retrouve donc aujourd´hui avec une sorte de "présidence à deux têtes". Je n´ai eu en Argentine qu´une seule fois la possibilité de voir une conférence de presse donnée par Nestor Kirshner. Je ne me permettrais pas de juger sa politique. Je revois Délia lancer des grands “hijo de puta” à chaque réponse donnée par le président. Victime de montée soudaine de tension, elle demande alors à sa fille d´aller lui chercher son tensiomètre. Laura, en bonne petite infirmière, lui prend la tension: 17. La scène me parut d´abord comique puis très vite, triste. Pendant que certains prononcent des discours en souriant, d´autres personnes plus modestes souffrent.

Après un dernier repas partagé avec Délia, nous nous lançons avec Laura dans les rues de Buenos Aires à la recherche d´un taxi. Derniers préparatifs et repas précipités, nous sommes évidemment en retard et disposons d´environ 30 minutes pour traverser une bonne partie de Buenos Aires et prendre un bus qui nous conduira à Cordoba, où nous devons rejoindre Gaston, un ami argentin rencontré à Pampelune. Un taxi s´arrête. Laura lui explique brièvement la situation. Le grand chauffeur moustachu acquiesse tranquilement: “sin problema”, ne semblant pas être effrayé par la difficulté de la tâche. Nous nous lançons alors dans une course effreinée: slaloms entre les voitures et grillages de feux rouges en bonne et due forme, le tout à une vitesse folle. A l´intérieur du taxi, nous gloussons tous d´ un rire haut perché situé entre l´excitation de ce raid incensé et la peur toute naturelle d´un éventuel accident. Cela semble d´ailleurs motiver encore plus notre chauffeur, qui en l´espace de 10 petites minutes a déjà dû enfreindre la moitié des règles du code la route. Il se permet même de doubler une voiture de police en disant, ironique: “Despacito cuando hay la policia” (“Doucement quand il y a la police”). Finalement, nous arrivons à la station de bus presque 10 minutes en avance et prenons “tranquilement” notre bus pour Cordoba. Il est minuit…

lundi 28 juillet 2008

Quartier de la Boca

Le 11 Juillet, nous sommes allés dans le quartier de la Boca à Buenos Aires। Laura, qui nous guide et nous accompagne tout au long de notre périple argentin, nous explique que ce quartier fut fondé par des immigrés italiens venus de Genova, au début du 19ème siècle. C´est un quartier à la fois populaire et touristique. Cependant, avant d´y aller, nous prenons le strict minimun car ce quartier a la réputation d´être un peu “chaud”. La veille, lorsque nous avions voulu nous y rendre, il était d´ailleurs fermé.

Nous montons dans un fameux “Colectivo” (les bus de Buenos Aires) qui se faufile entre les voitures, dans le “kilombo de Buenos Aires”, où les règles du code de la route ressemblent plus à celles de la jungle। Lorsque le bus nous dépose, nous sommes au coeur de la Boca. L´atmosphère y est tout de suite différente, on sent que c´est un quartier populaire et plus pauvre. Nous arrivons au “Caminito”, nom de la rue la plus connue de la Boca et centre de la zone touristique. Les rues sont bordées de maison très colorées : bleu, jaune, rouge, vert…Ce sont les maisons des premiers immigrés italiens venus s´installer ici. Il y a aussi beaucoup de petits restaurants typiques et de boutiques qui vendent des écharpes ou des maillots à l´effigie de la fameuse équipe de foot de “Boca Juniors”, où a joué Maradonna, “El pibe de Oro”. Les rues sont remplies de peintres qui vendent leurs tableaux, et de danseurs de tango…

C´est vraiment un quartier atypique, représentatif de la culture argentine, ou du moins de ce qu´elle symbolise dans le monde, le football et le tango, principalement। D´ailleurs nous venons de croiser un sosie de Maradonna (vraiment très ressemblant!) qui nous demande 10 pesos pour prendre une photo avec lui। Puis, un rabatteur, cheveux longs, lunettes de soleil et petite barbe, style professeur de snow, nous conseille quelques endroits sympas à visiter। Dans ce décor très coloré, une ambiance latino-argentine nous envahit। En me balladant, j´aperçois dans une rue un couple qui danse le tango. Des murs sont peints en l’honneur de la “Republica de la Boca” ou de “Boca Juniors”.On sent que les habitants sont fiers de leur quartier et de leur équipe.

Lorsque nous sortons du “Caminito”, le contraste est frappant : à la Boca, il y a la zone touristique, avec ses belles maisons, ses restaurants et touristes ; au-delà, c´est la réalité d´un quartier pauvre qui prend le dessus, avec ses maisons délabrées, ses rues sales et mal entrenues. Nous déjeunons dans un petit restaurant familial, style italien, qui me fait d´ailleurs penser à ce genre d´endroits où se réunissent les mafieux. Le décor est très sympa et les murs sont couverts de photos de joueurs de Boca Juniors ou de danseurs de tango. Le patron du restaurant, un homme robuste à la moustache fournie, prend notre commande avec une attention toute particulière et nous conseille, en insistant, un vin argentin. Dans cette ambiance chaleureuse au parfum italo-argentin, auquel s’ajoute un zeste de football et de tango, nous dégustons un bon repas. Tout d’un coup, le rabatteur que nous avions croisé dans la rue rentre dans le restaurant, se dirige vers la cuisine, commence à servir des plats et à faire la vaisselle. Nous rions en le voyant, lui qui était il y a quelques minutes dans la rue, habillé comme un moniteur de snow s´occupe maintenant du restaurant et des clients, dans un style tout particulier. Dans le quartier, il semble que tout le monde se connaisse, l’ambiance est familiale. Soudain, un couple, élancés et élégants, entre dans le restaurant et commence à danser le tango. C’est impressionant et beau à la fois à regarder. Coiffés d’un chapeau, nous prenons chacun une photo avec eux, adoptant une pose de danseurs…Nous rentrons la tête remplies de souvenirs, sur un fond musical de tango…

lundi 21 juillet 2008

"Kilombo en Buenos Aires"

Quartier Belgrano à Buenos Aires

Si je devais définir Buenos Aires en un mot, ce serait “kilombo”, c´est à dire le “bordel”, un mot très fréquemment employé par les argentins. Entre chaos et diversité, la capitale argentine semble être le reflet de tout un pays : richesses, jeunesses, inégalités et désordres cohabitent dans une Argentine prometteuse qui ne parvient toujours pas à se donner les moyens de ses ambitions.

En arrivant à Buenos Aires, je remarque d´impressionantes files d´attente. Les gens de la cité attendent impatiemment leur tour pour pouvoir emprunter un “colectivo” (autobus) et rentrer enfin chez eux. En fait, le personnel du “Subte” (métro de Buenos Aires) est en grève, ce qui laisse déjà transparaître le mécontentement ambient qui touche la ville la plus peuplée du pays. Sur la grande Avenue Libertador, bus, motocyclette et voiture en tout genre, du modèle le plus ancien à la voiture la plus en vogue du moment, roulent à vive allure sur les six voies construites à cet effet.


Je prends un taxi qui me conduit dans le quartier Belgrano, à l´est de la capitale, où loge ce qu´on pourrait appeler une partie de la classe moyenne de Buenos Aires. J´y rejoinds un ami, Juan Sebastián, étudiant en droit des affaires à l´Université Austral. Nos retrouvailles sont chaleureuses. Après le déjeuner, Jean Sebastián me fait part de son inquiétude au sujet d´un projet de loi appelé “Retenciones”. Ce projet consiste à imposer les exportations des producteurs de soja. La culture du soja, rendant les terres infertiles pendant quelques temps après la récolte au dépend d´autres cultures, ne nécessitant que peu de main d´oeuvre et beaucoup de terrain, fragilise l´emploi dans le secteur agricole. Le gouvernement entend, en imposant les producteurs de soja sur l´une de leur principale source de revenu (l´exportation), diversifier l´agriculture argentine.

Cependant, cet impôt touche de la même manière petits agriculteurs et grandes entreprises agricoles. On peut donc envisager que les grands groupes agro-alimentaires, si un tel projet était adopté, pourraient se permettre de payer un tel impôt (environ 40% sur les exportations de soja), tout en continuant de réaliser des bénéfices intéressants. En revanche, on peut imaginer que les petits agriculteurs seraient automatiquement contraints d´abandonner leur culture de soja. Après avoir été approuvé par la Chambre des députés, le projet vient d´être rejeté par le Sénat. Le débat est donc relancé.
D´un point de vue plus général, en ce début de mois de juillet, de nombreuses grèves s´organisent et des “carpas” (grandes tentes où se réunissent les réfractaires au gouvernement) sont montées devant le Congrès. Certains artistes, comme Paolo Molina, participent aux manifestations en donnant des concerts gratuits. En me promenant avec Laura, une avocate, amie de Juan Sebastián, je m´arrête devant le Collège Nacional de Buenos Aires. Les élèves sont eux aussi en grève.

Ils réclament plus de sécurité au niveau des bâtiments (infiltrations d´eau, construction à rénover…) mais se plaignent surtout d´un manque d´informations quant à leurs possibilités post-collège et à l´organisation même de l´établissement. Ils luttent aussi pour que leurs professeurs bénéficient d´une plus grande stabilité au niveau de l´emploi (les enseignants possèdent des contrats à durée déterminée à très court terme).
Je prends ensuite un colectivo pour revenir dans le quartier de Belgrano. Pour payer le bus, il est impératif de se munir de pièces de monnaie, que l´on introduit dans des petites machines électriques pour imprimer son billet. Or, à Buenos Aires, les pièces sont une denrée rare. Juan Sebastián m´avait expliqué que la rareté de la monnaie était dûe à un “trafic”: certains font fondre les pièces pour en revendre le métal, du cuivre, très prisé en Argentine.
En passant devant un parc, où se trouve le Planétarium, je vois une scène. Devant, un attroupement de personnes attend. On m´explique que les Fabulosos Cadillacs, un groupe musical très prisé et reconnu des jeunes argentins, va donner un concert gratuit. Peu à peu, la foule s´amasse contre la scène. Puis, les Fabulosos déboulent dans un brouhaha indescriptible. Je me retrouve écrasé au milieu de cette masse humaine passionnée qui chante et danse sur le même rythme que ses idôles. De cette multitude, se dégage une chaleur qui monte progressivement, l´air devenant presque irrespirable. L´odeur du peuple, de l´alcool et de la marihuana m´envahissent et je me laisse emporter par cette alègresse toute latine.




vendredi 18 juillet 2008

Entretien avec une des “Mères de la Place de Mai”

A 16 heures, nous avons rendez-vous avec Mirta Baravalle, une des cofondarices du mouvement “Madres de la Plaza de Mayo”. Ce groupe de femmes octogénaires se bat depuis 30 ans pour, comme le dit sa devise, rétablir la “memoria, la verdad y la justicia” au sujet de la disparition de leurs enfants.

Faisons un bref rappel de cette période trouble de l´histoire argentine : pendant la dictature militaire (1976-1983), environ 30.000 opposants au régime auraient été enlevés, torturés puis assassinés par la junte. L´écrasante majorité des corps n´a jamais été retrouvée et l´Etat a toujours refusé de délivrer des informations aux familles et au peuple. Aujourd´hui, ces “grands-mères” peuvent presque se satisfaire d´avoir rétabli la mémoire et la vérité, mais la lenteur de la justice quant à la condamnation des reponsables les oblige à ne rien lâcher.

Comme prévu nous nous rendons donc au local des “madres” afin d´y rencontrer Mirta. Nous l´attendons quelques minutes dans la salle où sont affichées des centaines de photos des disparus. Elle arrive enfin, souriante et pimpante, et vient à notre rencontre. Malgré son âge avancé elle dégage un charme et une élégance surprenante ; elle reste néanmoins d´une grande simplicité lorsqu´elle nous aborde. Nous discutons brièvement et je lui réexplique l´objet de notre entretien.


Je lui parle également de la façon dont nous allons l´interwiever. Elle acquiesce et semble confiante et décontracter, comme si elle avait déjà une grande habitude de ce genre de situation.

Nous nous asseyons autour de la table, je me charge de l´interviewer pendant que Flo filme et qu´Adri prend les photos. Elle commence par se présenter, mais insiste rapidement sur l´histoire de sa fille, Ana Maria, dont elle porte la photo acrochée autour du coup. Ana Maria fût enlevée par les militaires en 1977 alors qu´elle avait 20 ans. Mirta nous dit que sa fille n´était pas une subversive, une terroriste comme l´Etat qualifiait les opposants et comme certains continuent encore aujourd´hui de les appeler. Elle était une militante de gauche, progressiste, qui rêvait d´une société meilleure.

Mirta nous raconte alors comment sa fille fût brutalement enlevée avec son compagnon et insiste sur le total mystère de sa disparition, sur l´impossibilité de savoir ce qu´il était advenu d´elle. Dans cette angoisse elle décida de se rendre directement au siège du gouvernement, sur la “Plaza de Mayo”, pour interpeller les militaires et obtenir des informations. Là-bas elle trouva d´autres mères dans la même situation. Face au mutisme et aux mensonges des autorités, ces femmes se réunirent et commencèrent à manifester en silence autour de la “Plaza de Mayo”, pour protester et se faire entendre. Ainsi naquit spontanément le mouvement qui allait porter le nom de cette fameuse place. Depuis lors, tous les jeudi, Mirta et les autres “madres” coiffées d´un foulard blanc marqué du nom de leur enfant, réalisent cette marche pacifique mais non moins militante.

S´il y a une chose sur laquelle cette petite femme a insisté c´est bien sur la lâcheté des dirigeants. D´abord, celle des militaires bien sûr, parce qu´ils combattirent les idées des opposants avec des fusils et qu´ils les éliminèrent brutalement, sans laisser de traces. Puis elle souligne également la lâcheté et la complicité des gouvernements démocratiques qui succedèrent à la dictature. Grâce à plusieurs lois, beaucoup de bourreaux furent amnistiés ou purgèrent leurs peines à domicile (pour les plus de 70 ans). Globalement, les gouvernements et la justice ont toujours témoignés d´un manque de volonté concernant la poursuite des responsables. Pour Mirta, cela s´explique par une complicité évidente des autorités à l´égard des militaires.

Aujourd´hui les “madres” divisent l´opinion publique. Beaucoup d´argentins soutiennent leur cause mais une autre partie du pays continue à qualifier les disparus de terroristes ou à penser que ce mouvement est coupable d´opposer les argentins, alors que plus de 30 ans ont déjà passés. Certains disent aussi que le chiffre de 30.000 disparus est très surévalué.

De mon point de vue d´observateur extérieur, je ne peux m´empêcher de comprendre et de compatir avec ces mères courageuses à qui on a enlevé les enfants. Quand bien même certaines de ces personnes auraient commis des actes terroristes, on ne peut pas non plus cautionner que l´Etat ait agi en représaille comme il l´a fait, avec cette volonté génocidaire de faire disparaître les contestataires.

Arrivés à la fin de l´entretien, nous discutons librement sur le thème de la Colombie, où Mirta nous dit qu´elle milite également en faveur des victimes du conflit armé. Nous échangeons aussi quelques impressions sur la politique en France et elle nous confesse qu´elle n´apprécie pas Nicolas Sarkozy, trop narcissique et démagogue à son goût.

Après plus d´une demi heure passée avec elle, nous prenons quelques photos tous ensembles et échangeons amicalement nos coordonnées. Mirta viendra à Paris début Octobre. Nous espérons la voir de nouveau là-bas.





Nico, Mirta, Flo et Adri

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Région de San Martin, Pérou